Pourquoi il est important de protéger la biodiversité de Martigny le comte et Ballore

Au niveau des éco­sys­tèmes, Martigny le Comte et Ballore béné­fi­cient d’un impo­sant panel de milieux, prin­ci­pa­le­ment dû à la diver­si­té des sols, des reliefs. Au niveau des espèces, la com­mune abrite un impor­tant cor­tège d’espèces fau­nis­tiques et flo­ris­tiques, dont plu­sieurs qua­li­fiées de remar­quables, notam­ment la Cistude d’Europe.

Le bocage est for­te­ment pré­sent dans la région de Martigny le Comte et de Ballore. Il est for­mé d’un réseau de haies cham­pêtres, asso­cié à un pay­sage de prai­ries, résul­tat d’un agro-​pastoralisme exten­sif ayant for­gé l’identité des ter­ri­toires et source de biens et de ser­vices. 

Bien qu’il s’agisse d’un pay­sage d’origine humaine, ce milieu a des fonc­tions mul­tiples (régu­la­tion et autoé­pu­ra­tion des eaux, régu­la­tion micro-​climatique, main­tien des équi­libres bio­lo­giques) ; il pré­sente aus­si un grand inté­rêt éco­lo­gique.

Le bocage abrite une bio­di­ver­si­té qua­li­fiée d’ordinaire, laquelle par­ti­cipe, néan­moins, de manière signi­fi­ca­tive à la richesse glo­bale du ter­ri­toire. Elle est notam­ment mar­quée par la pré­sence d’espèces exi­geantes (telles que la Pie-​grièche écor­cheur ou la Chouette che­vêche). Différentes chauves-​souris (comme le Petit et Grand Murins, et le Petit Rhinolophe) uti­lisent aus­si le bocage en tant que ter­rain de chasse.

Le bocage est pour­tant loca­le­ment vic­time de tailles régres­sives et d’un entre­tien sim­pli­fié ; des haies dis­pa­rues ne sont fina­le­ment pas rem­pla­cées, avec une perte éco­pay­sa­gère impor­tante.

C’est aus­si un ter­ri­toire très fores­tier, com­po­sé en majo­ri­té de peu­ple­ments feuillus (prin­ci­pa­le­ment chê­naies et hêtraies), mais pos­sé­dant éga­le­ment d’importants peu­ple­ments de rési­neux. 

Ces dif­fé­rents peu­ple­ments fores­tiers pré­sentent une diver­si­té impor­tante, prin­ci­pa­le­ment liée aux condi­tions cli­ma­tiques, géo­lo­giques et de relief. Ils sont éga­le­ment très favo­rables à la pré­ser­va­tion des grands mam­mi­fères ain­si que des espèces liées aux grands arbres. On y retrouve notam­ment cer­taines chauves-​souris (la Barbastelle d’Europe, par exemple) qui gîtent dans le bois mort.

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