Parc éolien : des citoyens dubitatifs et inquiets

La polé­mique
L’Association de pré­ser­va­tion de l’environnement (Apel) Anjou s’oppose au pro­jet d’installation de quatre éoliennes en bor­dure de la forêt de Longuenée, à La Membrolle. Vendredi soir, elle avait invi­té les citoyens à une réunion d’information.

Près de quatre-​vingts per­sonnes sont venues écou­ter le pré­sident de l’association, Jean-​Yves Macron. Il a d’abord rap­pe­lé quelques élé­ments tech­niques sur l’éolien, avant d’ouvrir le débat avec des ques­tions essen­tielles, et des réponses tout aus­si pertinentes
Pourquoi des éoliennes ? « Elles sont cen­sées rem­pla­cer les éner­gies pol­luantes, nous faire sor­tir du nucléaire et du ther­mique, et dimi­nuer la pro­duc­tion de CO2,indique Jean-​Yves Macron. De plus, elles seraient propres, éco­lo­giques et créa­trices d’emplois locaux. Or, ce n’est pas le cas. »

Sa mai­son a per­du 40 % de sa valeur

Il prend l’exemple de l’Allemagne. « Après être sor­tie du nucléaire, elle a le parc éolien le plus impor­tant d’Europe, mais a vu ses rejets de CO2 mul­ti­pliés par six. Le ren­de­ment des éoliennes est tel­le­ment faible – 22 % car il n’y a pas tou­jours du vent – que les Allemands ont dû com­pen­ser leur manque de pro­duc­tion par la construc­tion de cen­trales ther­miques à char­bon ou à gaz. »
Aujourd’hui, avec un « recul de près de 20 ans, on sait quels sont les effets néfastes pro­vo­qués par l’éolien : dégra­da­tion du pay­sage, risques de menaces sur la san­té engen­drés par les infra­sons, pol­lu­tion audi­tive et visuelle, menace sur la faune dont des espèces pro­té­gées, et déva­lo­ri­sa­tion des biens immobiliers ».
Une habi­tante de Tigné, dont la mai­son est située à 1,5 km d’un parc éolien, est venue témoi­gner : sa mai­son a per­du 40 % de sa valeur.
Un habi­tant d’Angrie est venu dire com­bien l’ambiance dans la com­mune s’était dégra­dée, et que la ziza­nie s’est ins­tal­lée entre les oppo­sants au pro­jet d’un parc éolien et les pro­prié­taires qui ont loué leurs terres aux promoteurs.
Qu’en pensent les élus ? Ils se disent « en manque d’information », mais un seul conseiller muni­ci­pal de Longuenée-​en-​Anjou était pré­sent, ven­dre­di soir.
À l’issue de la réunion, les par­ti­ci­pants étaient plu­tôt dubi­ta­tifs et inquiets sur le deve­nir de leur territoire.
Ils ont le sen­ti­ment que c’est plus une affaire de « gros sous » qu’une réelle pré­ser­va­tion de l’environnement.
Ils sont réso­lus à inter­pel­ler leurs élus, afin qu’ils prennent en consi­dé­ra­tion les doléances de leurs admi­nis­trés. Une péti­tion est en ligne sur le site inter­net apelanjou.info.

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