L’éolien en France ? Pour quoi faire ?

NON : 95% de notre élec­tri­ci­té n’émet pas de Gaz à effet de serre (record des pays indus­tria­li­sés) et on ne peut pas faire mieux. L’intermittence des renou­ve­lables les aug­mente à cause du sou­tien obli­ga­toire de cen­trales ther­miques.

NON :Leur dis­po­ni­bi­li­té fan­tai­siste ne per­met pas de comp­ter sur les renou­ve­lables (jours sans vent, pas d’électricité).

NON : Courant ache­té prio­ri­tai­re­ment (que l’on en ait besoin ou pas) payé aux pro­mo­teurs 2 à 4 fois plus cher que le « mix » EDF.Compensé par une ponc­tion sur votre fac­ture EDF : Voir la CSPE, de 7 mil­liards cette année, mais qui attein­dra 20 mil­liards par an d’ici 10 ans. Le prix de notre élec­tri­ci­té « explose », au détri­ment du pou­voir d’achat des Français et de leur indus­trie.
Seuls quelques affai­ristes près du pou­voir (le lob­by éolien) pro­fitent de ce sys­tème immo­ral

NON : Nécessité de rac­cor­de­ment au réseau, avec 4000 km de lignes haute ten­sion et des mil­liers de pylônes et de trans­for­ma­teurs élec­triques sup­plé­men­taires.

NON : Peu d’emploi, sauf pour les chan­tiers de mon­tage, avec de la main d’œuvre géné­ra­le­ment impor­tée car moins chère. Même les centres de contrôle de « nos » éoliennes sont pour la plu­part situés en Allemagne, voire au Canada.

NON : Les renou­ve­lables dés­équi­librent le réseau par les brusques varia­tions de pro­duc­tion des éoliennes, avec des risques gran­dis­sants de « black-​out ».

NON : Bientôt 25000 socles pesant cha­cun 1500 tonnes de béton armé indes­truc­tible, enter­rés à per­pé­tui­té dans nos champs. Et les forêts, les zones pro­té­gées ? Les espèces « pro­té­gées », voire en voie de dis­pa­ri­tion, auxi­liaires pré­cieux de l’agriculture, hachés par des pales tour­nant à 300 km/​h. Les parcs natu­rels infes­tés, les lieux de mémoire vio­lés… Une atteinte à la bio­di­ver­si­té catas­tro­phique.

NON : Paysages dégra­dés, patri­moine mas­sa­cré par­tout en France.Impact catas­tro­phique sur nos monu­ments his­to­riques, et moins-​value de 20 à 40% pour les mai­sons par­ti­cu­lièresdans un rayon de plu­sieurs km.

NON : Voir les conclu­sions de l’Académie de méde­cine, dans son rap­port du 3 mai 2017, consul­table sur http://www.academie-medecine.fr/, recom­man­dant – entre autres – de ne pas ins­tal­ler d’éolienne à moins de 1500 m des habi­ta­tions, et de dimi­nuer sen­si­ble­ment le bruit.

NON : Les tou­ristes désertent les zones « déco­rées » d’éoliennes. Sur terre, comme en lit­to­ral. Il faut se battre pour évi­ter l’invasion d’éoliennes près des lieux his­to­riques (Mont St-​Michel, plages du débar­que­ment, etc.). Seule la menace par l’UNESCO de reti­rer son « clas­se­ment au patri­moine mon­dial » fait céder le lob­by éolien.

Mais alors pourquoi donc ?

Parce que cet “éco­lo busi­ness” éolien est par­ti­cu­liè­re­ment rému­né­ra­teur, grâce aux sub­ven­tions publiques finan­cées par les consom­ma­teurs d’électricité.

Parce que cer­taines ONG et les par­tis « verts au ser­vice du lob­by des renou­ve­lables qui contrôlent pra­ti­que­ment les médias font croire depuis plus de 15 ans que seuls le vent (et le soleil) pro­dui­raient une élec­tri­ci­té « propre ».

Parce que, de ce fait, des poli­tiques plus pré­oc­cu­pés par des consi­dé­ra­tions locales que par l’intérêt géné­ral rabâchent, dans le domaine de l’élec­tri­ci­té, le mes­sage : « les renou­ve­lables sont com­plé­men­taires du nucléaire, et vont bien­tôt le rem­pla­cer ” et que “nous sommes en retard sur l’Allemagne”.

Parce que des affai­ristes sous l’appellation de pro­mo­teurs éoliens qui pro­duisent de l’électricité soi disant verte alors qu’elle est inter­mit­tente et pol­luante, exercent une pres­sion sur les muni­ci­pa­li­tés et les pro­prié­taires de ter­rain, dis­si­mu­lant les vastes pro­blèmes à venir. Pourtant ils ne sont que les agents d’intérêts finan­ciers pri­vés, voire par­fois occultes.

Parce ces pro­mo­teurs cachent le coût du déman­tè­le­ment futur de ces machines
Provisionné (offi­ciel­le­ment) 50.000 € par éolienne, il revient en fait à plus de 400.000 € et en cas de défaillance (très pro­bable) de l’exploitant, ce sera à l’agriculteur pro­prié­taire du ter­rain de payer la dif­fé­rence, soit lar­ge­ment plus que ce qu’il aura engran­gé pen­dant les 20 ans de son bail. À défaut, ce sera la com­mune ou la com­mu­nau­té de com­mune qui paie­ront (donc, encore le contri­buable). Mais le socle, lui, res­te­ra à per­pé­tui­té, … prêt pour la rem­pla­çante ?

À moins que d’ici-là, la rai­son l’emporte enfin dans notre pays qui était si beau ?

Article écrit par : FED – Lien : https://environnementdurable.net/index.htm