Forêt de Lanouée. Le projet éolien devant le conseil d’État – Bretagne

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Même si le pro­jet de construc­tion d’éoliennes dans la forêt de Lanouée, sur la com­mune des Forges de Lanouée (56), ne semble plus d’actualité aujourd’hui, la pro­cé­dure admi­nis­tra­tive de contes­ta­tion suit son cours.

Ce jeu­di, à Paris, le Conseil d’État a exa­mi­né le pour­voi de la Société pour la pro­tec­tion des pay­sages de l’esthétique de France, qui sou­haite faire défi­ni­ti­ve­ment annu­ler les trois per­mis de construire une cin­quan­taine d’éoliennes accor­dés à la SAS Les Moulins du Lohan par le pré­fet du Morbihan en 2014. Un pro­jet « par­ti­cu­liè­re­ment consé­quent dans la prin­ci­pale forêt du Morbihan qui, avec une sur­face de 4 000 hec­tares, consti­tue une réserve de bio­di­ver­si­té » a com­men­té le rap­por­teur public, Louis Dutheillet de Lamothe.Le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Rennes avait annu­lé ces auto­ri­sa­tions pré­fec­to­rales en 2014, mais la cour admi­nis­tra­tive d’appel de Nantes les a réha­bi­li­tées en mars de cette année, suite à un recours de la ministre de la Cohésion des ter­ri­toires.
Espèces protégéesPour vali­der le pro­jet, le pré­fet du Morbihan a dû déro­ger aux textes assu­rant la pro­tec­tion de cer­taines espèces pro­té­gées. Une telle démarche est léga­le­ment pos­sible, dans des cas majeurs. Le rap­por­teur public voit dans le conten­tieux de la forêt de Lanouée l’occasion de « fixer la juris­pru­dence » car selon lui, « il n’est vrai­ment pas évident qu’il y ait un inté­rêt majeur à construire des éoliennes en Bretagne. Il faut véri­fier qu’il n’y a pas de solu­tion alter­na­tive à la pro­duc­tion d’électricité, car l’objectif final est bien de pro­duire de l’électricité, pas de construire des éoliennes… ». Il a ain­si consi­dé­ré que dans le dos­sier des Forges, « il était impos­sible de por­ter atteinte à ces espèces pro­té­gées, sans étu­dier d’autres solu­tions alter­na­tives à la pro­duc­tion d’électricité ou réflé­chir à d’autres lieux d’implantations des éoliennes ».En d’autres termes, ce tra­vail per­met­tant de conclure à des cas majeurs de déro­ga­tion n’a pas été effec­tué. Souhaitant que le conseil d’État grave dans le marbre l’obligation d’une telle démarche, le magis­trat pari­sien a conclu à l’admission des pour­vois de la Société pour la pro­tec­tion des pay­sages de l’esthétique de France, ce qui revien­drait à annu­ler défi­ni­ti­ve­ment les per­mis de construire.

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