Quel intérêt à agir faut-​il pour contester un permis de construire des éoliennes ?

Dans un arrêt ren­du le 16 mai 2018, le Conseil d’État exa­mine une contes­ta­tion de per­mis de construire concer­nant des éoliennes par les pro­prié­taires d’un châ­teau situé à 2,5 km de l’im­plan­ta­tion pré­vue.

Les cri­tères d’appréciation de l’intérêt à…

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La contestation des éoliennes prend une tournure mouvementée en Haute-​Vienne

Alors que le grand pro­jet éolien Ostwind (24 éoliennes en Basse-​Marche) a pas­sé toutes les étapes et entre dans sa phase de construc­tion, d’autres pro­jets connaissent une oppo­si­tion viru­lente.

A deux reprises ces der­niers temps, en juillet der­nier à…

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Vent de contestation contre les éoliennes à Plessier-​de-​Roye

Le vent de la dis­corde souffle sur le vil­lage. Aux abords de la salle poly­va­lente, un col­lec­tif d’habitants a don­né rendez-​vous à la popu­la­tion, ce jeu­di 11 juillet, pour pro­tes­ter contre la déli­bé­ra­tion du conseil muni­ci­pal, auto­ri­sant la socié­té Velocita à enga­ger une étude de fai­sa­bi­li­té sur l’implantation d’éoliennes sur le ter­ri­toire de la com­mune, crai­gnant que cette étude engage la com­mune à implan­ter à terme les­dites éoliennes. Présent, le maire Patrick Peyr a, quant à lui, rap­pe­lé que la déli­bé­ra­tion du conseil n’engageait pas la com­mune. Une réunion publique hou­leuse, à l’issue de laquelle une péti­tion contre les éoliennes a cir­cu­lé. Quant au col­lec­tif, il devrait pro­chai­ne­ment se trans­for­mer en asso­cia­tion. Une struc­ture que pour­rait pré­si­der Christophe du Pontavice, qui a évo­qué son éven­tuelle can­di­da­tures aux pro­chaines élec­tions muni­ci­pales.

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Éoliennes : pour ou contre ?

Sur l’en­semble du ter­ri­toire, on compte désor­mais plus de 8 000 éoliennes, qui pro­duisent une éner­gie inépui­sable. Un chiffre qui va être mul­ti­plié par trois d’i­ci 2030. Ces dis­po­si­tifs sont cepen­dant visibles à des kilo­mètres et font du bruit. Ce qui explique sans doute la contes­ta­tion des 70% des pro­jets d’ins­tal­la­tion devant les tribunaux.Ce sujet a été dif­fu­sé dans le jour­nal télé­vi­sé de 20H du 04/​09/​2019 pré­sen­té par Gilles Bouleau sur TF1. Vous retrou­ve­rez au pro­gramme du JT de 20H du 4 sep­tembre 2019 des repor­tages sur l’ac­tua­li­té poli­tique éco­no­mique, inter­na­tio­nale et cultu­relle, des ana­lyses et rebonds sur les prin­ci­paux thèmes du jour, des sujets en régions ain­si que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quo­ti­dien des Français.

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L’éolien terrestre cherche un second souffle

À lire l’importante étude dévoi­lée, mar­di 8 octobre, par le syn­di­cat pro­fes­sion­nel France éner­gie éolienne (FEE), la filière semble plu­tôt bien se por­ter en France. En 2018, l’éolien a repré­sen­té 5 % de la pro­duc­tion élec­trique, en hausse de 15 %, et 1,5 giga­watt (GW) a été rac­cor­dé l’an der­nier, por­tant la puis­sance du parc à 15,3 GW. Au 31 décembre, la France comp­tait 1 380 parcs, soit 7 950 éoliennes.Des retom­bées fis­cales pour les col­lec­ti­vi­tés« La filière a rem­pli tous les objec­tifs fixés par les pou­voirs publics et contri­bue désor­mais de manière sub­stan­tielle à la sécu­ri­té d’approvisionnement du réseau », assure Olivier Perot, le pré­sident de France éner­gie éolienne. Le sec­teur se pré­sente éga­le­ment comme le pre­mier employeur « éner­gie renou­ve­lable » de France avec 18 200 postes, dont 1 100 créés l’an der­nier, et un mil­lier d’entreprises.« Chaque nou­veau méga­watt ins­tal­lé génère en moyenne 1,2 emploi, non délo­ca­li­sable et sou­vent en milieu rural », sou­ligne Pauline Le Bertre, délé­guée géné­rale de FEE. À cela s’ajoute la manne fis­cale pour les col­lec­ti­vi­tés, esti­mée par le syn­di­cat à 15 000 € en moyenne par an et par méga­watt rac­cor­dé. « Pour un parc moyen, l’ensemble des retom­bées éco­no­miques repré­sente 1 mil­lion d’euros par an », affirme Charles Lhermitte, le vice-​président de FEE.Les coûts baissentLes coûts ont éga­le­ment bais­sé et avoi­sinent les 63 € par mégawatt-​heure (MWh) dans l’éolien ter­restre, « soit un niveau com­pa­rable à celui du nucléaire amor­ti », estime Pauline Le Bertre. Pour l’éolien en mer, la baisse est encore plus sen­sible avec un appel d’offres rete­nu à Dunkerque au mois de mai en des­sous de 50 € par MWh, soit plus de quatre fois moins que les pre­miers pro­jets déci­dés en 2012 et qui n’ont tou­jours pas vu le jour. La chute des prix est jugée, en tout cas, suf­fi­sam­ment impor­tante par le gou­ver­ne­ment pour qu’il pro­mette d’accroître le rythme de lan­ce­ment de nou­veaux parcs, même si le calen­drier est encore à préciser.L’éolien ter­restre va devoir, lui aus­si, pas­ser à la vitesse supé­rieure afin d’atteindre les 34 GW de puis­sance ins­tal­lées en 2028, comme le pré­voit la pro­gram­ma­tion plu­ri­an­nuelle de l’énergie (PPE). « Cela néces­site d’installer 2 000 MW par an et d’avoir un cadre légis­la­tif stable pour y arri­ver », sou­ligne Olivier Perot, en rap­pe­lant qu’il faut huit ans en moyenne pour mettre en ser­vice un parc en France et que près de la moi­tié du ter­ri­toire est inter­dite aux éoliennes, pour des rai­sons mili­taires ou de radars météo.Les deux tiers des pro­jets sont attaquésMême si le rem­pla­ce­ment d’anciennes machines par de nou­velles plus grandes va méca­ni­que­ment accroître la puis­sance du parc, le rythme de pro­gres­sion pré­vue risque cepen­dant d’être dif­fi­cile à tenir. Car la contes­ta­tion reste forte sur le ter­rain. Les deux tiers des pro­jets font l’objet de recours, un niveau qui ne baisse pas au fil des années.Aujourd’hui, la moi­tié de la puis­sance rac­cor­dée en éolien se concentre dans deux régions, les Hauts-​de-​France et le Grand Est. « L’objectif est de nous déve­lop­per sur tout le ter­ri­toire, avec des machines qui peuvent mieux cap­ter les vents », explique Pauline Le Bertre, en citant par exemple la Nouvelle-​Aquitaine.

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Au large de la côte belge, des éoliennes gagnent en puissance

Depuis la côte belge, il faut navi­guer une heure pour aper­ce­voir le parc Norther et ses 44 gigan­tesques éoliennes en Mer, une tech­no­lo­gie qui gagne rapi­de­ment en puis­sance et équi­pe­ra bien­tôt la France, contri­buant à ver­dir l’éner­gie mon­diale.
Le plus grand parc éolien off­shore belge à ce jour se déploie à 23 km des ports d’Ostende et Zeebruges, dans une zone d’in­tense tra­fic de tan­kers et porte-​conteneurs géants. Achevé cet été après deux ans, il aligne 44 éoliennes hautes de près de 200 mètres, de quoi ali­men­ter 400.000 ménages en élec­tri­ci­té.
Au milieu des mou­lins tour­nant en cadence, une pla­te­forme appa­raît, sem­blant toute petite : la sous-​station élec­trique, char­gée de cen­tra­li­ser le cou­rant à 220 kilo­volts, expé­dié via un énorme câble sous-​marin abou­tis­sant sous la plage de Zeebruges pour rejoindre le réseau élec­trique belge.
Mais dans ce sec­teur, ces 44 éoliennes ne sont pas seules : on en compte plus de 200 autres, à perte de vue sur l’ho­ri­zon, édi­fiées peu à peu depuis 2009 sur ce champ dédié. Plus au large encore, deux parcs sont en construc­tion.
L’éolien en mer ne four­nit aujourd’­hui que 0,3% de l’élec­tri­ci­té mon­diale (15% au Danemark, 8% au Royaume Uni, 3 à 5% en Belgique, Allemagne ou aux Pays-​Bas). Mais le poten­tiel de ce jeune sec­teur est “épous­tou­flant”, du fait des pro­grès de la tech­no­lo­gie, sou­ligne l’Agence inter­na­tio­nale de l’éner­gie (AIE).
“Aux Pays-​Bas par exemple, le prix de pro­duc­tion a bais­sé de 70% en huit ans grâce d’a­bord à la mise au point de tur­bines plus grosses”, explique Lydia Schot, char­gée du déve­lop­pe­ment de l’éo­lien off­shore chez Eneco, le four­nis­seur d’éner­gie néer­lan­dais co-​développeur du parc Norther.
A Norther, chaque éolienne (du danois Vestas) a une capa­ci­té de 8,5 mega­watts (MW), avec des pales de 82 mètres.
Il y a quelques années, les machines fai­saient 2 ou 3 MW. Aujourd’hui General Electric en pro­duit une de 12 MW aux pales de 107 mètres, annon­cée sur plu­sieurs pro­jets en Grande-​Bretagne et aux Etats-​Unis. Et l’in­dus­trie pro­met 15–20 MW pour 2030.
– “Puzzle” -
Profitant de vents forts et régu­liers, les éoliennes off­shore sont bien plus grandes que les ter­restres.
Dans les nou­veaux parcs comme Norther, les éoliennes tournent à plein régime près de 50% du temps, une effi­ca­ci­té simi­laire à celle des cen­trales à gaz ou à char­bon, note l’AIE.
“L’expérience acquise limite les risques et impré­vus”, dit Lydia Schot.
Ces gros pro­jets (1,2 mil­liard d’eu­ros pour Norther, sup­por­té par ses action­naires et une dizaine de banques) sont de fait rare­ment simples.
Il y a les recours. A Ostende, la contes­ta­tion n’est venue ni des pêcheurs ni des orni­tho­logues, mais de très grands ports voi­sins et d’une com­pa­gnie mari­time, autour du par­tage du ter­ri­toire. Norther a dû renon­çer à des kilo­mètres car­rés et à une dizaine d’éo­liennes, explique Tom De Clerck, leur ges­tion­naire de per­mis.
A terre, le calen­drier a aus­si pâti d’un recours contre une infra­struc­ture de trans­port élec­trique.
Les contraintes tech­niques aus­si sont fortes.
La mer du Nord ayant subi deux guerres mon­diales, le site de Norther a dû être débar­ras­sé des muni­tions non explo­sées qui s’y trou­vaient encore.
Pour évi­ter l’é­ro­sion due aux cou­rants, le sol marin a été ren­for­cé avec des pierres, tan­dis que sur la tra­jec­toire du câble, les dunes sous-​marines étaient apla­nies. A chaque éolienne, il a fal­lu, selon l’im­plan­ta­tion, adap­ter le dia­mètre du pieu de fon­da­tion, plan­té à 50 mètres de pro­fon­deur dans le sol argi­leux, sous 15 à 30 m d’eau.
“Un autre pro­blème est qu’il y avait déjà plein de câbles sur ce sec­teur. On s’est retrou­vés avec une zone bis­cor­nue (à amé­na­ger). Mais ça ne nous a pas arrê­tés, on a fait le puzzle !”, ajoute Tom De Clerck.
Aujourd’hui, Eneco, qui fut can­di­dat au pro­jet de parc de Dunkerque (attri­bué en juin à un consor­tium com­pre­nant le fran­çais EDF), se ver­rait bien, avec d’autres opé­ra­teurs, mettre un pied en France. Longtemps frei­né dans ce pays par les recours et com­pli­ca­tions régle­men­taires, l’éo­lien off­shore y sort la tête de l’eau.
Sept parcs y sont pla­ni­fiés, le pre­mier pré­vu en 2022 face à Saint-​Nazaire (Loire-​Atlantique), et d’autres appels d’offres sont atten­dus.
Au-​delà de l’Europe du Nord, pion­nière, l’AIE anti­cipe un essor mas­sif de cette éner­gie un peu par­tout, notam­ment en Chine, pour peu que les Etats l’ac­com­pagnent.

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Projet éolien : la révolte douzenoise en marche

envi­ron­ne­ment. Un vent de contes­ta­tion se lève au vil­lage.
Suite à l’annonce de l’enquête publique sur les éoliennes à Moux (article du 11 décembre), le maire, Philippe Rappeneau, a orga­ni­sé une réunion publique le 12 décembre, assis­té de Philippe Gouze, pré­sident de l’association Apromi & Co.
Ils ont expo­sé le côté mer­can­tile et dévas­ta­teur du pro­jet. À l’heure où les vil­lages tentent de se redy­na­mi­ser (tou­risme et nou­veaux arri­vants) les éoliennes vont en faire fuir plus d’un avec leur lot de nui­sances.
Quel impact sur le vin et la nature ?Côté public, les pre­miers à réagir furent les pro­duc­teurs de vin qui craignent que la proxi­mi­té des éoliennes aille à l’encontre de la charte qua­li­té de leur pro­cess de fabri­ca­tion et soit une note néga­tive à la sélec­tion de leurs produits.Vinrent ensuite les défen­seurs de la nature qui dénoncent l’impact sur le monde ani­mal (chauves-​souris incluses) et la flore.Certes des pro­blé­ma­tiques connues d’où un vent de contes­ta­tion nais­sant sur Douzens et d’autres com­munes alen­tour. Les élus vont mettre en place leurs stra­té­gies d’actions dans les pro­chains jours pour dénon­cer ce projet.À suivre !

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des citoyens expriment leur mécontentement et disent « NON »

Des citoyens d’Anse-Bleue, de Dugas et de Village-​des-​Poirier se sont encore mobi­li­sés en grand nombre pour réaf­fir­mer leur oppo­si­tion au pro­jet de parc éolien com­mu­nau­taire Chaleur Ventus dans la région d’Anse-Bleue.Quelque 250 per­sonnes ont rem­pli le Centre des loi­sirs d’Anse-Bleue pour par­ti­ci­per à une réunion d’information orga­ni­sée par le pro­mo­teur Naveco Power qui sou­haite éri­ger cinq éoliennes sur le ter­ri­toire du DSL. La valeur du pro­jet est éva­luée à envi­ron 30 mil­lions $.La construc­tion per­met­trait de créer une cen­taine d’emplois pen­dant envi­ron une année. Par la suite, entre 2 à 3 emplois seraient créés dans la région pour l’entretien des éoliennes ain­si que pour d’autres acti­vi­tés connexes.Avant même le début de la ren­contre, un long cor­tège de plus d’une cen­taine de voi­tures a fait du bruit dans les rues de la com­mu­nau­té pour expri­mer leur mécon­ten­te­ment. Plusieurs ont éga­le­ment pla­cé des affiches dans leurs fenêtres de mai­son sur lequel on pou­vait y lire « NON », tout simplement.Officiellement, la ren­contre devait être l’occasion pour la popu­la­tion locale de poser des ques­tions et de rece­voir des réponses de la part des repré­sen­tants de Naveco Power, mais à maintes reprises, les réponses de Daniel Brassard, un repré­sen­tant de l’entreprise basée à Fredericton, ont été accueillies par une salve d’applaudissements sar­cas­tiques et par d’autres cris.Un docu­ment d’information a été dis­tri­bué aux gens présents.Certains ont posé des ques­tions concer­nant la hau­teur des éoliennes et leur dis­tance des mai­sons (176 mètres de la base au bout de la pale et la rési­dence la plus proche sera située à 650 mètres).Depuis le début du mou­ve­ment de contes­ta­tion, la proxi­mi­té des éoliennes par rap­port aux mai­sons demeure une pré­oc­cu­pa­tion majeure.D’autres ques­tions por­taient sur l’impact des éoliennes sur la nature et sur la san­té. On sou­tient que les éoliennes ne devraient pas d’avoir un impact majeur sur les oiseaux. Les éva­lua­tions de l’impact du bruit indiquent aus­si que les niveaux de bruit seront infé­rieurs aux cri­tères de bruit recom­man­dés dans la zone envi­ron­nante du projet.D’autres citoyens ont été plus directs dans leurs commentaires.«Au moment où l’on se parle, la majo­ri­té des rési­dents per­ma­nents et sai­son­niers s’opposent à votre pro­jet d’éoliennes. Vous n’avez qu’à vous pro­me­ner le long de la route pour voir les pan­cartes affi­chant le slo­gan, NON », a affir­mé Charles LeBlanc, un résident sai­son­nier de la région.«D’un point de vue per­son­nel, bien­ve­nu chez nous. D’un point de vue d’affaires. Vous n’êtes pas les bien­ve­nues. D’un point de vue cultu­rel, votre entre­prise ne semble pas nous comprendre.»«La rai­son pour laquelle nous sommes ici, c’est parce qu’Anse-Bleue, c’est beau, c’est natu­rel et c’est pai­sible. Nous vou­lons être loin des folies de la ville », a lan­cé de son côté, Patrick Thériault, l’un des ins­ti­ga­teurs du mou­ve­ment d’opposition.«On veut nous faire croire que le fait d’installer des monstres géants, près de nos mai­sons, c’est pour notre bien, tout en nous culpa­bi­li­sant que nous sommes contre les emplois et le déve­lop­pe­ment éco­no­mique de notre région.»Des citoyens ont repro­ché aux repré­sen­tants de Naveco Power de ne pas avoir suf­fi­sam­ment consul­té la popu­la­tion avant d’annoncer leur projet.«Je viens au moins quatre fois par année et j’ai fait au moins une pré­sen­ta­tion par année », s’est défen­du Daniel Brassard.«Je suis tom­bé sur une réunion par hasard et effec­ti­ve­ment, il est faux de dire qu’elle était publique. Les seules per­sonnes pré­sentes étaient celles qui étaient prêtes à louer ou à vendre des ter­rains et il y avait une femme assise à une table avec des docu­ments. Ne venez pas nous insul­ter, vous n’avez pas fait de réunion », a lan­cé Jocelyne Thériault, une rési­dente. Des citoyens d’Anse-Bleue, de Dugas et de Village-​des-​Poirier se sont encore mobi­li­sés en grand nombre pour réaf­fir­mer leur oppo­si­tion au pro­jet de parc éolien com­mu­nau­taire Chaleur Ventus dans la région d’Anse-Bleue. ‑Acadie Nouvelle : David Caron Des citoyens d’Anse-Bleue, de Dugas et de Village-​des-​Poirier se sont encore mobi­li­sés en grand nombre pour réaf­fir­mer leur oppo­si­tion au pro­jet de parc éolien com­mu­nau­taire Chaleur Ventus dans la région d’Anse-Bleue. – Acadie Nouvelle : David Caron Un long cor­tège de plus d’une cen­taine de voi­tures ont fait du bruit dans les rues d’Anse-Bleue afin de per­mettre aux citoyens d’exprimer leur mécon­ten­te­ment. – Acadie Nouvelle : David CaronPoursuivre le dialogueMalgré la vague d’opposition, Amit Virmani, PDG de Naveco Power, n’a pas l’intention de lais­ser tom­ber le pro­jet pour le moment.«Nous allons conti­nuer de par­ler avec les gens, expli­quer le pro­ces­sus et pré­sen­ter les don­nées. Nous savons qu’un bon nombre de gens sont bien déci­dés, mais il est impor­tant de tenir compte de la science der­rière les éoliennes.»M. Virmani se désole du fait que Naveco Power n’a pas eu la chance d’établir de bons rap­ports avec la population.«En octobre, quelqu’un a dit que nos éoliennes seraient à seule­ment 350 mètres des mai­sons et ce n’est pas du tout vrai. Il est dif­fi­cile de faire tom­ber les idées pré­con­çues. C’est mal­heu­reux, mais je sais qu’il y a des gens qui sont en faveur. Si vous regar­dez, non loin d’ici, il y a une mai­son avec une per­sonne qui nous appuie.»L’entreprise aurait aus­si fran­chi une étape impor­tante en ayant trou­vé un nou­veau par­te­naire com­mu­nau­taire, une coopé­ra­tive. On en connaît cepen­dant peu sur cette coopé­ra­tive, pour le moment.Au départ, la Ville de Bathurst devait agir comme par­te­naire dans cette affaire, mais la muni­ci­pa­li­té a déci­dé de se reti­rer du pro­jet en décembre.«Le gou­ver­ne­ment pro­vin­cial attend de nos nou­velles, en ce qui concerne un par­te­naire com­mu­nau­taire, mais main­te­nant qu’une coopé­ra­tive a été éta­blie, le pro­jet répond aux cri­tères. Nous pou­vons conti­nuer d’aller de l’avant. Nous vou­lons main­te­nant for­mer un comi­té avec des membres de la com­mu­nau­té pour éta­blir la coop.»Plus de ren­sei­gne­ments sur le pro­jet sont dis­po­nibles sur Internet (www.chaleurventus.ca).

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Dans la Vienne, la multiplication des projets d’éoliennes dérange

Depuis quelques semaines, les habi­tants de la com­mune de Liglet ont pu consta­ter la pré­sence de curieux pan­neaux plan­tés à quelques mètres du prieu­ré de Villesalem.Sur les affiches, on peut lire un avis d’en­quête publique ouverte depuis le 9 octobre 2018 et ce pour 32 jours, afin étu­dier la pos­si­bi­li­té de l’im­plan­ta­tion d’un parc éolien. Dans la com­mune, le pro­jet divise. Les 319 habi­tants ne sou­tiennent pas tous le pro­jet. Quand il y a quelque chose qui se met en route, il y en a tou­jours qui sont pour et qui se contre. Cela a tou­jours exis­té Une com­mune par­ta­gée
Les pre­miers contacts avec la mai­rie de Lenglet ont été effec­tués en sep­tembre 2014. Une pro­po­si­tion qui a tout de suite séduit Gérard Argenton, le maire de la com­mune. “Le prin­ci­pal, c’est que je crois en l’éo­lien. En tant que maire, cela m’in­té­res­se­rait d’a­voir des reve­nus sup­plé­men­taires”, concède-​il. Le pro­jet pré­voit d’im­plan­ter 10 éoliennes d’une hau­teur de 117 mètres avec des pales de 63 mètres de lon­gueur. La pro­duc­tion de ces géants pour­raient atteindre 95 mil­lions de kilo­watts et rap­por­ter 50 000 euros par an à la muni­ci­pa­li­té. Une asso­cia­tion s’est créée pour lut­ter contre ce pro­jet. Les divi­sions existent au sein même de la mai­rie. “On a une cam­pagne qui est très pré­ser­vée. Et c’est vrai qu’un pro­jet de 10 éoliennes de 180 mètres de haut, cela va impac­ter gra­ve­ment tout un pay­sage”, déplore Alain Giraud, pre­mier adjoint au maire de Liglet.
 La Vienne attire les éoliennes 
Dans le nord de la Nouvelle-​Aquitaine, les pro­jets se mul­ti­plient et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans la Vienne. A Chaunay, plus à l’Ouest, un parc est actuel­le­ment en construc­tion. 9 éoliennes vont être ins­tal­lés et les pre­miers mâts ont déjà été mon­tés. C’est Sergies, le pre­mier pro­duc­teur d’éner­gie verte dans la région qui en est à l’origine.La socié­té pos­sède 47 éoliennes en Poitou-​Charentes. “Il se pré­sente un cer­tain nombre de carac­té­ris­tiques favo­rables. Des habi­ta­tions qui sont assez regrou­pées et qui laissent des espaces favo­rables au déve­lop­pe­ment de l’éo­lien”, explique Emmanuel Julien, pré­sident du direc­toire de Sergies Sergies s’est aus­si lan­cé dans un pro­jet dans la com­mune de Mauprévoir avec cinq éoliennes. Ce pro­jet vient s’a­jou­ter à celui d’un autre pro­mo­teur pour un total de dix éoliennes. A nou­veau, l’hyp­to­hèse d’un parc éolien de cette ampleur n’est pas du goût de tout le monde. L’association Mauprévoir envi­ron­ne­ment ras­semble une qua­ran­taine de membres dont une Anglaise ins­tal­lée en France depuis 15 ans et pro­prié­taire d’un châ­teau qui pour­rait être impac­té par l’im­plan­ta­tion de mâts.
 Miser sur les monu­ments his­to­riques 
Leur stra­té­gie vise à miser sur la pré­sence de monu­ments clas­sés dans la zone du parc éolien. “On a fait une pho­to aérienne de Mauprévoir et la même avec les éoliennes. On a envie de se battre pour Mauprévoir, pour la châ­teau et le monde du tou­risme”, assure Michelle Manselon, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion Mauprévoir envi­ron­ne­ment. A Saint-​Savin, les éoliennes ne sont pas auto­ri­sés dans le plan d’ur­ba­nisme de la ville. “Il est impor­tant de pré­ser­ver le label Unesco. Pour nous et pour le ter­ri­toire c’est néces­saire sur le plan tou­ris­tique. Et par rap­port à la région, peut-​être qu’on a pro­té­gé un peu plus les vignobles bor­de­lais et toutes les villes côtières et on nous a pris pour des gens un peu dans le désert”, ana­lyse Jean-​Marie Rousse, maire de saint-​Savin.
 L’ex-​Aquitaine, épar­gnée 
En Nouvelle-​Aquitaine, cer­tains élus ont pointent du doigt l’ex-​Aquitaine. Aucune struc­ture n’y est implan­tée et les pro­jets y sont rares. “Il y a une espèce d’his­toire avec l’ex-​Aquitaine avec quelques légendes : il n’y a pas de vent en ex-​Aquitaine. On a aus­si beau­coup de ter­ri­toire de l’ar­mée qui sont pré­ser­vés. L’ex-​Aquitaine doit aus­si prendre sa part comme l’a pris l’ex-​Poitou-​Charentes et comme l’ex-​Limousin est en train de le faire”, raconte Françoise Coutant, conseillère régio­nale Europe éco­lo­gie les verts. Le sud de la Vienne conti­nue d’at­ti­ser les convoi­tises. Face à l’ap­pé­tit des pro­fes­sion­nels, les élus locaux avouent leur impuis­sance. “L’avis des muni­ci­pa­li­tés ne compte pas, le minis­tère s’est enga­gé dans une tran­si­tion éco­lo­gique essen­tiel­le­ment éolienne pour notre ter­ri­toire et il y a une déré­gu­la­tion totale. Ce sont les entre­prises por­tant les pro­jets qui sont domi­nantes”, affirme Gisèle Jean, maire de Queaux et vice-​présidente de la com­mu­nau­té de com­munes Vienne et Gartempe. 
 Impliquer les habi­tants 
A Saint-​Secondin, un parc éolien est déjà implan­té mais un pro­jet d’ex­ten­sion est dans les tablettes. La mai­rie compte bien capi­ta­li­ser sur cet agran­dis­se­ment. “En conseil muni­ci­pal, On a consi­dé­ré qu’un parc exis­tant n’ap­por­tait pas de nui­sances visuelles comme cer­tains disent. Et qu’il était inté­res­sant que la com­mune de Saint-​Secondin puisse en avoir un cer­tain béné­fice”, explique Jean Saumur, maire de Saint-Secondin.Une cam­pagne de finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif a ain­si été lan­cé pour inté­grer les habi­tants au pro­jet. “Cela per­met d’im­pli­quer et de fédé­rer les gens autour du pro­jet, afin qu’ils se sentent un peu pro­prié­taire de ce parc pour lequel ils vont être rive­rains”, sou­ligne Florian Fillon, chef de pro­jet Valorem. En 2012, le sché­ma régio­nal éolien avait iden­ti­fié plus de 200 com­munes favo­rables à l’im­plan­ta­tion d’un parc éolien. Plusieurs cen­taines d’éo­liennes devraient appa­raître dans le pay­sage poi­te­vin ces pro­chaines années mal­gré la contes­ta­tion. 
 Dossier éoliennes
Reportage : François Bompard, Antoine Morel, Maxime Chauvegie et Jennifer Russeil
Intervenants : Gérard Argenton (Maire de Liglet), Alain Giraud
(Premier adjoint au maire de Liglet), Emmanuel Julien (Président du direc­toire de Sergies), Michelle Manselon (Présidente de l’as­so­cia­tion Mauprévoir envi­ron­ne­ment), Jean-​Marie Rousse (Maire de saint-​Savin), Françoise Coutant (Conseillère régio­nale EELV), Gisèle Jean (Maire de Queaux et Vice-​présidente de la com­mu­nau­té de com­munes Vienne et Gartempe), Jean Saumur
(Maire de Saint-​Secondin), Florian Fillon (Chef de pro­jet Valorem)

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Haute-​Vienne : le projet contesté des éoliennes à Bujaleuf

Mardi 27 novembre, le pré­sident de la République a annon­cé vou­loir tri­pler le parc éolien ter­restre en France d’ici 2030. A Bujaleuf en Haute-​Vienne, la Mairie a enté­ri­né l’installation d’éoliennes sur le ter­ri­toire de la com­mune. Le pro­jet n’en est qu’à ses débuts mais sou­lève déjà la contes­ta­tion de plu­sieurs habitants.La contes­ta­tion s’organiseUne soixan­taine d’entre eux se sont regrou­pés dans une asso­cia­tion et refusent l’installation d’éoliennes sur leur par­celle de ter­rain. C’est la socié­té fran­çaise Valeco qui a démar­ché la com­mune. Deux champs d’éoliennes sont à l’étude, le ter­rain n’est . Au total, entre 8 et 10 mats devraient sor­tir de terre. Des éoliennes de 3MW qui pour­raient mon­ter jusqu’à 200 mètres (pales com­prises). Mais en plus des éoliennes, il y aura des bâti­ments et des che­mins d’ac­cès. Ce que dénoncent les oppo­sants voyant la part de terre agri­cole se réduire. Nous pas­sons pour ceux qui ne sou­haitent pas avoir d’éo­lienne dans leur jar­din, mais nous nous bat­tons pour que per­sonne n’ait d’éo­lienne dans son jar­din, défend Anne Carcy, secré­taire de l’associationLe pro­jet a été vali­dé en conseil muni­ci­pal début 2018. La mai­rie compte sur les retom­bées finan­cières liées à l’installation du parc. De plus les pro­prié­taires de par­celles concer­nées par l’étude qui don­ne­ront leur accord (le maire de Bujaleuf en fait par­tie et n’a donc pas par­ti­ci­pé au vote de vali­da­tion du pro­jet) tou­che­ront un loyer de l’entreprise.Plus de 40 pro­jets en Haute-​VienneLes habi­tants s’in­ter­rogent. La res­source est inter­mit­tente et donc poten­tiel­le­ment le loyer. En termes de san­té, Ils dénoncent aus­si le manque de concertation.“Un leurre à l’é­chelle locale qui reflète le niveau natio­nal”, pour­suivent ses membres. “Nous nous sommes ins­tal­lés à la cam­pagne pour ne pas avoir les désa­gré­ments de la ville et on aura un bâti­ment indus­triel sur notre par­celle. Nos biens perdent direc­te­ment de leur valeur.“Comme eux, 1 300 asso­cia­tions se sont com­po­sées en France et regrou­pées dans une asso­cia­tion. “C’est un pro­blème trop peu pré­sent dans les médias, avancent les membres de l’as­so­cia­tion. Ici, les nui­sances sont mul­tiples mais le sujet pose une réelle ques­tion démo­cra­tique à l’heure où on parle de trans­pa­rence de la vie publique. Avec un élu au coeur du pro­jet. La pro­messe de reve­nus a créé une course à l’échalote.“Selon ces habi­tants, 40 com­munes essen­tiel­le­ment situées au nord du dépar­te­ment font l’ob­jet d’un pro­jet de parc éolien. Un pro­jet éolien contes­té à Bujaleuf
Tandis qu’Emmanuel Macron parle de tri­pler le parc éolien ter­restre en France d’i­ci 2030, la mai­rie de Bujaleuf en Haute-​Vienne a enté­ri­né un pro­jet d’éo­liennes sur la com­mune.
Un repor­tage de Maelys Septembre, Charles Lemercier, et Mary Bernhard.
Intervenants : Anne Carcy, Secrétaire de l’as­so­cia­tion ETHER 87 ; Alain Dolley, Maire (SE) de Bujaleuf, Christine et Claude Dumazeau, Habitants de Bujaleuf
 

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